Greffer

Pourquoi greffer ?

Il existe deux bonnes raisons de vouloir greffer :

Conserver et multiplier une variété intéressante

Et, pour l’illustrer, voici l’histoire de Léonard Burlat (source Wikipedia, un peu romancé…) :

Nous sommes en 1915, au début du mois de juin. La Première Guerre mondiale fait rage. Léonard Burlat, cultivateur-arboriculteur à Loire-sur-Rhône (près de Givors), est mobilisé à Lyon. En passant dans le quartier de Gerland, encore peu urbanisé, il remarque dans un terrain vague un cerisier aux très belles feuilles vertes. Un arbre sauvage, un semis de hasard issu d’un noyau craché là par un voyageur venant de l’autre bout du monde. En s’approchant, il voit qu’il porte des cerises d’un beau rouge vermillon, plus grosses que tout ce qu’il a pu voir jusque là. Il en goûte une, puis une autre et d’autres encore : elles sont juteuses, parfumées et sucrées. Léonard à la certitude d’être face à quelque chose d’exceptionnel. De telles cerises, il en veut chez lui, mais comment faire ? Prendre des noyaux qu’il fera germer au printemps suivant ? La génétique n’en est qu’à ses balbutiements et Léonard n’est pas un scientifique, mais il sait, par expérience, qu’un arbre issu de semis est très différent du pied mère et, en général, de caractéristiques inférieures. La reproduction sexuée n’est pas la bonne voie : c’est la voie de la multiplication végétative qu’il faut emprunter. Il sait également que le cerisier ne se bouture pas. Il ne reste qu’une seule solution : le greffage. Léonard reviendra au mois d’août, prendra des rameaux et les greffera sur des merisiers. Puis son fils André deviendra pépiniériste et greffera des milliers de « Burlat ». Plus de cent ans après, Burlat, pour notre plus grand plaisir, est multipliée sur les cinq continents, par greffage toujours.

Valoriser un arbre sauvage et improductif

Au fond du jardin, un trognon a roulé du tas de compost. Un pépin a germé, un pommier a poussé. Comme il avait sa place, on l’a laissé. Il est vigoureux. On rêve déjà de pommes croquées et de tartes Tatin. Mais les premiers fruits ramènent à une dure réalité : petits, verts et acides ! Ah si on avait une baguette magique ! Une baguette magique ? Mais on a mieux : un greffoir, une scie, du mastic, et un greffon que l’on prendra chez le voisin dont les pommes, tous les ans, font envie.

Greffer, c’est quoi ?

Greffer est une multiplication végétative, au même titre que la marcotte ou la bouture : on coupe le végétal en petits bouts.

Mais le greffage est un peu plus : c’est la création d’une chimère, l’association de deux individus, souvent de la même espèce, parfois d’espèces différente.

L’un est le porte-greffe : il apporte les racines.

L’autre est le greffon : il apporte la partie aérienne, qui portera les feuilles et les fruits, identiques à l’arbre sur lequel a été pris le greffon.

L’art du greffage : associer correctement le porte-greffe et le greffon afin qu’il y ait fusion des deux individus.

Il y a mille manières de greffer (et chaque greffeur a la meilleur), mais un principe unique :

juxtaposer le cambium du porte-greffe avec celui du greffon.

Le cambium est une mince couche cellulaire entre le liber et le bois. Au printemps et en été, ces cellules jeunes vont se diviser et se différencier en liber à l’extérieur et en bois à l’intérieur.

Au niveau de la coupe d’une branche, le cambium forme un cal cicatriciel (parfois bien visible, mais pas toujours). Si les cambiums sont bien ajustés, les cals cicatriciels vont fusionner, assurant une continuité entre les deux individus : la greffe a pris.

Greffer, c’est donc parler de cambium : de son état (en division ou non), de son bon ajustement entre le porte-greffe et le greffon, puis, une fois la greffe réalisée, de sa protection contre l’air et l’eau.

Greffer quoi sur quoi ?

greffon CERISIERgreffon ABRICOTIERgreffon PECHERgreffon PRUNIERgreffon AMANDIER
porte-greffe CERISIEROUI
porte-greffe ABRICOTIEROUI
OUI
porte-greffe PECHEROUIOUI
Affinité aléatoire
porte-greffe PRUNIERSur prunier myrobolanSur certains pruniersOUIAffinité aléatoire
porte-greffe AMANDIER?OUI

Arbres à noyaux

Pour en savoir plus sur les principales espèces de Prunus, cliquer ICI.

Le jardinier peut greffer les variétés d‘ABRICOTIER sur l’abricotier, le pêcher et le prunier.

  • L’affinité sur abricotier est toujours très bonne (même espèce), mais l’abricotier est un porte-greffe fragile (sensible au chancre bactérien).
  • L’affinité sur pêcher est bonne : c’est le choix à retenir dans les sols qui conviennent au pêcher.
  • L’abricotier se greffe bien sur le prunier myrobolan, mais celui-ci n’est pas fréquent dans l’environnement des jardins. Le prunier sauvage est bien plus fréquent, mais les résultats sont aléatoires, et il a l’inconvénient de drageonner beaucoup.

Pour aller plus loin : les pépiniéristes ont à leur disposition de très nombreux porte-greffe pour greffer l’abricotier. Les plus fréquemment employés sont :
Les pêchers : Montclar, GF 305 et Rubira
Les pruniers myrobolans : Myro 1254 et Myro B
Parfois, le franc d’abricotier, bien adapté aux sols calcaires et secs : Manicot GF 1236 est une sélection de franc d’abricotier (GF pour « Grande Ferrade », le nom de la station dans le sud-ouest où il a été obtenu).

Le jardinier greffe les variétés de PECHER essentiellement sur le pêcher. La greffe sur l’abricotier est possible ; la greffe sur prunier est toujours aléatoire.

Pour aller plus loin : les pépiniéristes greffent les variétés de pêcher :
Le plus fréquemment sur des sélections de pêchers : Montclar et GF 305,
Parfois sur GF 677, un hybride pêcher / amandier, qui confère une forte vigueur et un meilleur comportement que le pêcher en sol calcaire,
Parfois, pour les plantations en sols argileux, sur des sélections de prunier (Julior)

Le jardinier greffe les variétés d’AMANDIER sur de l’amandier sauvage.

Pour aller plus loin : les pépiniéristes greffent l’amandier essentiellement sur GF 677, un hybride pêcher / amandier, se multipliant facilement, de bonne vigueur et se comportant bien dans une large gamme de sols (sauf en sols « lourds »). GF pour « Grande Ferrade », du nom de la station d’expérimentation dans le sud-ouest.

Le jardinier greffe les variétés de CERISIER, douces ou acides sur le merisier ou le Sainte Lucie.

Pour aller plus loin : pour les plants de cerisiers destinés aux arboriculteurs, les pépiniéristes n’emploient plus le merisier, trop vigoureux pour des vergers « piétons » (où l’ensemble des travaux se font depuis le sol). Une large gamme de porte-greffes, nanisant ou semi-nanisant sont à leur disposition, comme, par exemple, Maxma 14, Maxma 60, ou la série allemande des Gisela (plusieurs n°).
Pour les sols calcaires, ils utilisent parfois SL 64, une sélection de Sainte Lucie.

Le jardinier greffe les variétés de PRUNIER sur ce qu’il a sous la main, à savoir le plus souvent du prunier sauvage : la reprise est bonne mais la vigueur est hétérogène et les drageons nombreux. Chaque fois qu’il peut en disposer (quitte à faire des semis), il préférera greffer sur myrobolan.

Pour aller plus loin : les pépiniéristes greffent les variétés de pruniers « Européens » (Prunus domestica) sur des sélections de myrobolan comme, par exemple, Myro B, Myro 1254, ou sur des hybrides conférents une moindre vigueur.
Ils greffent les variétés dites « Japonaises » ou « américano-japonaises » soit sur des sélections de myrobolan, soit sur des porte-greffe pêcher (Montclar, GF 305, ou l’hybride pêcher/amandier GF 677).

Arbres à pépins (et espèces proches)

Enfin quelque chose de simple ! Le jardinier greffe le POMMIER sur le pommier. Les greffes sur le poirier ou sur des espèces proches (alisier, cormier) sont trop aléatoires pour être tentées.
Et d’autant plus simple que le pommier se greffe aisément, que l’affinité est toujours bonne, et qu’il ne drageonne pas.
Le jardinier va donc greffer les variétés de pommier sur les pommiers « sauvages » qu’il trouvera dans son environnement – ou qu’il aura obtenu par semis – donc sur un matériel hétérogène en vigueur.

Pour aller plus loin : les pépiniéristes ont à leur disposition des dizaines de sélections de porte-greffe du pommier.
En voici quelques unes, par ordre de vigueur décroissante :
Le « franc » : forte vigueur. Réservé aux plants destinés à l’amateur (seul lui a encore le temps de prendre une échelle pour récolter les pommes). « Bittenfelder » est une sélection de franc.
MM 109 (un peu moins vigoureux que les francs. « MM » pour Malling-Merton, du nom de la station de recherche d’East-Malling, en Angleterre)
MM 111
MM 106 (vigueur intermédiaire)
M 26
PAJAM 1 et 2, M9, EMLA (vigueur faible, pour verger piéton, les plus employés)
M 27 (vigueur très faible)

Le jardinier greffe le POIRIER sur le poirier, le cognassier ou l’aubépine (la greffe sur le pommier est trop aléatoire pour être tentée). C’est sur poirier que l’affinité sera la meilleure et le développement maximum (si le poirier est adapté au contexte, ce qui n’est pas toujours le cas). Le cognassier à l’avantage de se bouturer assez facilement et d’être adapté à une grande diversité de sols. L’aubépine, quant à elle, est parfois présente dans l’environnement et peut donc être utilisée comme porte-greffe.

Pour aller plus loin : les pépiniéristes greffent les variétés de poirier :
Sur le « franc » (c’est à dire sur du poirier « sauvage » et vigoureux) pour les plants destinés aux amateurs lorsque ceux-ci cherchent des plants à grand développement. Kirchensaler est une sélection de franc de poirier,
Parfois, sur certaines sélections de poirier conférant une vigueur moindre et une tolérance à certaines maladies (feu bactérien), dont, par exemple, Farold (OHF 87) ou Pyriam (OH 11),
Le plus souvent, pour les plants destinés aux arboriculteurs, sur du cognassier, dont il existe plusieurs sélections, chacune étant adaptée à un contexte. Les plus employées sont : BA 29 (une sélection de cognassier de Provence) ; Sydo (une sélection de cognassier d’Angers) ; cognassier C ; cognassier d’Adams

Le COGNASSIER se bouturant assez facilement, il est rare que le jardinier greffe des variétés de cognassier. Mais cela reste possible sur poirier, aubépine et, bien sûr, sur cognassier.

Le jardinier multiplie le plus souvent le NEFLIER par prélèvement de rejet au pied du plant, ou par semis naturel. Son greffage est possible sur poirier, églantier et sur néflier (par exemple, greffer un néflier à gros fruit sur un plant donnant des fruits plus petits).

Le CORMIER est multiplié par semis naturels trouvés dans l’environnement. Il peut se greffer sur cormier (par exemple, greffer un cormier donnant des fruits particulièrement gros sur un cormier à plus petits fruits) ou sur aubépine (possible, d’après Pierre Lieutaghi : arbre de développement moindre, mise à fruits plus rapide).

Autres espèces

Le CHATAIGNIER se greffe sur châtaignier. Il existe quelques rares cas de greffage sur chêne qui ont abouti à des arbres vivant plusieurs décennies.
L’amateur greffera donc le châtaignier sur les châtaigniers sauvages qu’ils trouvera dans son environnement ou qu’il obtiendra par semis.

Pour aller plus loin :
Certains châtaigniers sont rétifs au greffage (mauvaise compatibilité avec la quasi totalité des variétés). On peut néanmoins les greffer en faisant une première greffe avec la variété Précoce Migoule (variété hybride entre Castanea sativa et Castanea crenata et ayant une bonne compatibilité avec quasiment tous les châtaigniers sauvages ou cultivés), que l’on sur-greffera par la suite avec la variété souhaitée.
Les pépiniéristes emploient plusieurs sélections de châtaignier. La plus utilisée est Marsol (hybride entre Castanea sativa – châtaignier européen – et Castanea crenata – châtaignier originaire du Japon), de forte vigueur, peu sensible au phytophtora, mais également peu résistant au sec.

L’amateur greffe le NOYER (noyer commun, Juglens regia) sur les noyers sauvages qu’il trouve dans son environnement (le plus souvent des semis naturels de variétés).

Pour aller plus loin : les pépiniéristes greffent les variétés de noyer sur des sélections de Juglens regia.

L’OLIVIER (Olea europaea) se multipliant aisément par bouture ou par éclat de souche, le jardinier aura peu l’occasion de greffer cette espèce. S’il habite dans le midi méditerranéen ou en Corse, il pourra greffer l’Olivier sauvage, ou Oléastre (Olea oleaster). Il pourra également greffer (ou sur-greffer) un olivier avec une autre variété.

Le matériel nécessaire au greffage

L’attachage

Greffe en ECUSSON: idéalement, des bandes à greffer en cellophane, qui sont trempées dans l’eau quelques instant avant utilisation. Vendues dans le commerce sous le nom de « cellogreffe », par paquet de 1 000. Pour réaliser quelques greffes en écusson, on emploiera :
– un brin de laine (n’est pas extensible, peut étrangler la greffe, surveiller et couper si nécessaire dans les semaines suivants le greffage),
du raphia (même remarque que pour la laine),
ou un élastique de bureau (2 mm de large pour greffer sur une petite pousse, 4 mm pour une pousse plus forte ; couper le bracelet pour avoir un seul brin).

Greffe en FENTE : scotch électricien. Par précaution (et bien qu’on ne sache pas si c’est justifié), employer du scotch de couleur claire, un scotch noir pouvant peut-être « brûler » la greffe.

Greffe en COURONNE : scotch large. Comme pour la greffe en fente, éviter le scotch noir.

Greffe ANGLAISE : scotch sur les petits diamètres, clous ou agrafes sur les gros diamètres.

Les mastics

Il existe plusieurs marques (Pelleton, Phytopast…). Phytopast est très pratique à l’emploi et a un seul inconvénient : il est soluble dans l’eau et ne doit donc pas être employé si de la pluie est annoncée dans les heures suivant le greffage.
Les professionnels utilisent une cire « à chaud » (Marbella, voir photos dans « greffe anglaise »).

La glu

La glu -mise sous la greffe – empêchera les fourmis et les serpillets de monter dans la greffe.
Les fourmis transportent et élèvent des pucerons.
Les serpillets (ou « faro », « coupe bourgeons ») sont des petits coléoptères semblables à des charançons. Ils montent (la nuit !) sur le jeune plant venant d’être greffé et consomment les bourgeons du greffon au fur et à mesure de leur gonflement.

Une tronçonneuse peut-elle être utilisée pour couper un sujet qui va être greffé en couronne ?

Oui, l’huile de chaîne qui peut rester sur la coupe ne nuit pas à la reprise des greffons.

Réunir les conditions favorables

La vigueur du porte-greffe : un élément déterminant pour la réussite !
Un porte-greffe vigoureux va induire, au niveau de la greffe, un bourrelet cicatriciel bien développé, favorable à une bonne reprise. Plus encore, il permettra un bon développement du jeune plant issu du greffon. Faire prendre une greffe est une chose ; obtenir un beau sujet greffé en est une autre !
La vigueur du porte-greffe est donc déterminante : elle s’apprécie par la longueur de la dernière et de l’avant dernière pousse. La longueur minimum souhaitée varie en fonction des espèces. Des ordres de grandeur peuvent être donnés :
60 cm et plus : très bien
30 à 60 cm : bien
10 à 30 cm : attention, à revoir selon les espèces
moins de 10 cm : mieux vaut s’abstenir ou différer le greffage de quelques années (durant lesquels le plant sera fertilisé et/ou arrosé).

Les tire-sève

Plus l’on greffe sur des sujets de gros diamètre, plus la greffe est traumatisante (forte réduction de la surface foliaire) et plus il est souhaitable de conserver des tire-sève. Ceux-ci absorberont une partie de la sève qui ne peut plus monter dans la frondaison. Leur feuillage fera de la photosynthèse qui alimentera les racines. Leur présence atténuera la diminution de vigueur.
Les tire-sève peuvent être situés sur le tronc (sous la greffe), ou au pied de l’arbre (rejets).
Un tire-sève ne doit jamais dépasser la greffe car, dans le cas contraire, il va se développer au détriment de la greffe (rappel : la sève se porte vers les zones les plus hautes). Au greffage, on coupera donc l’extrémité d’un tire-sève qui serait au-dessus de la greffe. Puis, en végétation, on coupera les pousses vigoureuses qui dépassent la greffe.
Les tire-sève sont réduits l’hiver suivant, puis supprimés au bout de deux ou trois ans, lorsque la greffe a pris le relais.

Faut-il tenir compte de la météo ?

Le temps qu’il fait au moment du greffage importe surtout… pour le greffeur ! Lorsqu’on est greffeur débutant, il est bien de pratiquer par un temps clément : on prend plus son temps, les gestes sont plus assurés.

Pour la greffe elle-même, c’est la température qu’il va faire dans les heures et les jours suivant le greffage qui peut importer. On évitera de greffer si un refroidissement (accompagné d’un arrêt de sève) est annoncé. Cela est particulièrement important pour la greffe en couronne, effectuée en pleine montée de sève (avril / début mai) : un arrêt de sève peut-être très préjudiciable à la reprise. Mieux vaut différer le greffage.

Faut-il tenir compte de la lune ?
A mon avis non, et pour les mêmes raisons que celles évoquées à propos de la taille (voir ICI).
La bonne lune pour greffer, c’est lorsque le végétal est au stade optimum, qu’un temps clément permet de greffer dans de bonnes conditions et, dans certains cas (greffe en couronne ), que la météo n’annonce pas de refroidissement dans les jours suivants.

Le prélèvement et la conservation des greffons

Pour la greffe en COURONNE (pour les greffes en CADILHAC, en FENTE et en ANGLAISE lorsque les greffons sont prélevés à l’avance), la meilleure conservation est obtenue dans un réfrigérateur. Mettre les greffons dans un sac plastique (sac poubelle) bien fermé. 2 à 5°C. Si le réfrigérateur ne contient que les greffons, mettre quelques bouteilles plastique remplies d’eau (et fermées) : elles limiteront les variations de température. Si le réfrigérateur givre, s’il passe en température négative : remonter le thermostat et attendre quelques jours.

Greffe en ECUSSON : couper les feuilles (pétioles coupés à mi longueur) immédiatement après avoir coupé la « baguette-greffon » qui est toujours une pousse de l’année. Le prélèvement se fait toujours au plus proche du greffage. Pour une conservation de quelques heures / une journée, les conserver dans du papier journal.
Si nécessaire, pour une conservation durant quelques jours : les conserver dans un endroit frais, à l’ombre, en position verticale, la base des baguette trempant dans un récipient contenant quelques cm d’eau .

L’écusson en œil dormant

Le sifflet

La couronne

la fente

l’anglaise

Quelles greffes pour quelles espèces

Le suivi du chantier de greffage

Ne greffez que ce que vous avez le droit de greffer !

Et maintenant, à vos greffoirs ! Mais avant, une dernière précision : toutes les « vieilles » variétés, dont le nom est connu de tous, comme Reine des Reinettes, Mirabelle, Burlat ou la châtaigne Bouche Rouge sont dans le domaine publique et donc libres de droit de multiplication : vous pouvez les greffer.

A contrario, de nombreuses variétés (le plus souvent obtenues par hybridation) sont protégées par un Certificat d’Obtention Végétale, ou COV (l’équivalent d’un brevet). Elles ne peuvent être multipliées sans l’autorisation de l’obtenteur (ou de ses ayant droit). En l’absence de site simple à consulter, et si vous voulez savoir si une variété est protégée par un COV, le plus simple… est de le demander à un Chatbot !