Affinité
L’affinité entre le greffon et le porte-greffe est l’aptitude qu’ont leurs tissus (suber, liber, bois) à fusionner harmonieusement, rendant la greffe peu (ou pas) visible.
Lorsque l’affinité est insuffisante, il se forme un bourrelet et un sillon parfois profond au niveau de la greffe.
Lorsque l’affinité est mauvaise, la greffe ne prend pas, ou l’arbre dépérit après quelques années.
Affranchir
On dit d’un arbre qu’il est affranchi lorsqu’il émet des racines au-dessus de la greffe et que ce nouveau système racinaire remplace celui du porte-greffe. Cela n’est bien sûr possible que si la greffe est juste au-dessus du sol.
En arboriculture, l’affranchissement peut-être un sérieux problème dans un verger de pommier greffé sur un porte-greffe peu vigoureux : une fois affranchi, et donc « sur ses racines », l’arbre devient trop vigoureux et difficile à maîtriser dans l’espace restreint qui est le sien.
Les poiriers sont également sujets à l’affranchissement.
En verger amateur, l’affranchissement peut être recherché lorsqu’un pommier ou un poirier, planté sur un porte-greffe faible, ne se développe pas assez. On peut alors tenter d’affranchir l’arbre en faisant une butte de terre remontant jusqu’à une dizaine de centimètres au-dessus du point de greffe. Le succès n’est possible que sur des arbres encore jeunes, à l’écorce lisse… avec parfois le risque qu’un chancre se développe sur la partie enterrée du tronc et que l’arbre meure !
Alterner / Alternance
On dit qu’un arbre alterne lorsqu’une année de forte production et suivie d’une année de production faible ou nulle, elle-même suivie à nouveau d’une saison de forte production.
L’année de faible production est appelée année d’alternance (ou année « moins »).
L’été de forte production, l’arbre ne dispose pas de l’énergie nécessaire à l’initiation florale : il n’y aura pas – ou très peu – de bourgeons floraux la saison suivante.
De nombreuses variétés de prunier – comme Reine-Claude et Mirabelle – sont alternantes. Certaines variétés de pommier – comme Reine des Reinettes – le sont également. Sur ces espèces, la taille de fructification – et l’éclaircissage pour le pommier – sont les principaux leviers pour limiter l’alternance.
A l’opposé, le châtaignier n’est pas – ou très peu – alternant.
Anticipé ; Anticipée
Sur tous les arbres, fruitiers ou forestiers, et dans la très grande majorité des cas, les bourgeons végétatifs se forment l’année « n » et débourrent (ou pas !) l’année « n+1 ».
Dans quelques cas, le bourgeon végétatif se met à pousser l’année même de sa formation, généralement quelques semaines après. Par exemple, un bourgeon formé début mai va se mettre à pousser fin mai. Il a anticipé son développement et la pousse qui en est issue est appelée « pousse anticipée ».
Dès que la vigueur est moyenne à bonne, le pêcher, l’olivier, le grenadier et dans une moindre mesure la vigne produisent de nombreuses anticipées (sur cette dernière espèce, les anticipées sont appelées entre-cœur).
A l’opposé, le cerisier ou le châtaignier en produiront très rarement.
Sur les autres espèces, la production d’anticipées est toujours associée à une forte vigueur, ou à la suppression de l’extrémité de la pousse (suppression accidentelle ou pincement réalisé par le jardinier).
Aubier
Du latin « alba », blanc. Ensemble des vaisseaux de bois (ou xylème) fonctionnels, de couleur claire. Le bois d’un arbre jeune est constitué uniquement d’aubier. Le bois d’un arbre âgé est constitué d’aubier dans sa partie externe et de duramen (ou « bois de cœur », non fonctionnel) au centre.
Auto-fertilité / auto-stérilité
Une variété est auto-fertile lorsque l’ovule d’une fleur peut être fécondé par le pollen de la même fleur, ou par le pollen d’une autre fleur de la même variété.
Une variété est le plus souvent soit auto-fertile ou auto-stérile. Certaines sont partiellement auto-fertiles : c’est le cas de la prune mirabelle qui produit sans apport de pollen d’une autre variété, mais qui produit plus abondamment en présence d’une variété pollinisatrice (Reine-Claude par exemple).
La plupart des espèces fruitières sont largement auto-stériles, sauf :
- Le pêcher, espèce pour laquelle la quasi-totalité des variétés sont auto-fertiles,
- L’abricotier, pour lequel de nombreuses variétés, traditionnelles ou d’obtention récente, sont auto-fertiles,
- Le cognassier, majoritairement auto-fertile,
- Parmi les espèces mineures, le cormier, le néflier et l’arbousier sont « plutôt auto-fertiles ».
Chez les petits fruits, les variétés de fraise, de framboise et de mûre cultivée sont quasi-exclusivement auto-fertiles. Les variétés de cassis et de groseille, elles, sont soit auto-fertiles, soient partiellement auto-fertiles.
Lorsqu’une variété est auto-stérile (grande majorité des cas), la présence d’une variété pollinisatrice est nécessaire dans un rayon de quelques dizaines de mètres.
Pour que la variété A puisse polliniser la variété B, deux conditions sont requises :
- Que A et B aient des époques de floraison concordantes,
- Que le pollen de A soit génétiquement compatible avec l’ovule de la variété B.
Pour aller plus loin : l’auto-fertilité peut être testée en entourant une portion de branche bien garnie en boutons à fleur par de la gaze. La gaze en mise juste avant l’ouverture des premières fleurs et enlevée une fois la floraison terminée. Repérer (ficelle) les deux extrémités de la gaze.
La gaze empêche la venue des insectes pollinisateurs et, dans une moindre mesure, l’apport de pollen par le vent.
Après avoir enlevé la gaze, attendre trois semaines pour bien distinguer les fruits fécondés qui grossissent des fruits non fécondés qui arrêtent leur croissance et chutent.
Exemple d’un essai sur amandier (quelques dizaines de fleurs sous chaque manchon de gaze) :
- Lauranne (auto-fertile) : 66 % des fruits grossissent (les fleurs étant en grappe, il est possible que des fruits fécondés aient été expulsés mécaniquement en cours de grossissement et que le % d’auto-fertilité soit donc supérieur).
- Ferragnes (auto-stérile) : 0 %
Bouquet de mai
Sur cerisier, pousse très courte (3 à 5 mm) portant 3 à 10 bourgeons floraux et terminée par bourgeon végétatif.
Les variétés de cerise précoces se garnissent, en mai, de bouquets de fruits sur ces pousses courtes, d’où leur nom.
Sur cerisier toujours, les bouquets de mai peuvent se succéder durant de nombreuses années (jusqu’à une dizaine d’année), aboutissant à un rameau grêle à l’aspect caractéristique.
Prunier, abricotier et amandier : des pousses courtes (portant des bourgeons à fleur et terminées par un bourgeon à bois) peuvent également se succéder durant quelques années, mais moins longtemps qu’en cerisier (rarement plus de 5 ans). Par analogie avec le cerisier, on les appelle également « bouquet de mai », appellation qui interpelle puisque, sur un amandier par exemple, ces pousses courtes portent des fleurs en février / mars et des fruits en septembre ! Il serait plus juste de dire « pousse courte de type bouquet de mai ».
Le pêcher, lui, ne porte que rarement ce type d’organe.
Bourgeon
Bourgeon végétatif
Au printemps, le bourgeon végétatif va débourrer et donner naissance à une pousse feuillée.
Dans la très grande majorité des cas, le bourgeon végétatif va débourrer au printemps suivant sa formation.
Parfois, il va se mettre à croître l’année même de sa formation, générant une pousse feuillée, nommée pousse anticipée.
Comme la Belle au Bois Dormant, il peut parfois rester dormant durant plusieurs années, puis reprendre vie et s’épanouir.
Pour aller plus loin : certains bourgeons végétatifs, constitués de quelques cellules seulement, ne sont pas apparents. Ils peuvent rester latents plusieurs années puis se développer s’ils sont bien alimentés en sève, après une taille sévère ou un élagage par exemple.
Bourgeon floral
Au printemps, le bourgeon floral va débourrer et laisser apparaître une ou plusieurs fleurs.
Fruits à noyaux et fruits à pépins :
- le bourgeon floral est toujours situé sur la dernière pousse. Et le fruit qui en est issu sur l’avant dernière pousse.
- Le bourgeon floral débourre toujours au printemps qui suit sa formation (contrairement au bourgeon végétatif, il ne peut pas rester « dormant » et ne débourrer que plusieurs années après).
Pour aller plus loin : dans de très rares cas, sous l’effet d’un stress (hydrique le plus souvent) le bourgeon à fleur débourre l’année de sa formation (en général en fin d’été ou automne). Il est fréquent qu’un tel arbre dépérisse au cours des saisons suivantes.
Bourgeon végétatif ou bourgeon floral ? comment les reconnaître ?
Fruits à noyaux et fruits à pépins : le bourgeon floral est plus gros et plus rond. Ils différent également par la couleur, la brillance et l’aspect (en pêcher, par exemple, le bourgeon floral a un aspect duveteux).
Rassurez-vous : la reconnaissance n’est pas toujours aisée et l’on se trompe parfois.
Plus de précision dans Taille / par espèce.
Bourse
Pommier et poirier : base renflée du corymbe.
Pas de bourse sur le cognassier puisque sur cette espèce la fleur est unique (pas de corymbe et donc pas de base renflée du corymbe !).
Brindille
Pousse de faible longueur (15 à 20 cm maximum).
Brindille couronnée
Pommier et poirier : brindille terminée par un bourgeon floral.
Elle est dite « couronnée », car, au débourrement, du bourgeon vont apparaître 5 fleurs, figurant les pointes d’une couronne.
Brûlure
Dessèchement de l’écorce sur le côté d’une branche exposé au soleil (sud et sud-ouest). Survient le plus souvent suite à une taille sévère. Les symptômes (chancres) ne sont pas observés l’année même, mais un ou deux ans après. Au niveau du chancre, le bois est attaqué par des champignons et/ou des insectes et, dans les cas extrêmes, la branche peut casser.
Le cerisier et le pommier y sont particulièrement sensibles.
Cambium
Ensemble de cellules non différenciées, aptes à se diviser et assurant la croissance en largeur d’une branche.
Le cambium génère côté intérieur le xylème (ou bois), ensemble des vaisseaux conducteur de la sève brute circulant des racines vers le feuillage ; et du côté extérieur le phloëme (ou liber) ensemble des vaisseaux conducteurs de la sève élaborée circulant des feuilles vers les autres organes.
Le cambium, constitué d’une seule couche de cellules en division, est très peu épais. Si on ne peut pas le voir, on le situe facilement, sur une branche coupée, entre le bois et le liber. Il est fragile, puisque constitué de cellules en division ; c’est pour cela que, en végétation, l’écorce se sépare facilement du bois.

Cette photo a été prise au printemps, quelques temps après que la branche ait été coupée : les jeunes vaisseaux de bois, générés par le cambium depuis quelques semaines, se sont oxydés en orange. Le cambium, sans épaisseur, se trouve entre cette zone orangée et le liber qui est vert.
Charpentière
Les charpentières sont les branches principales de l’arbre. Le plus souvent au nombre de 3 à 5.
Parfois, sur des formes en Y, deux charpentières seulement ; et 6 ou plus sur des gobelets multi-charpentières.
Chrysalide
Nymphe des lépidoptères (les papillons sont des lépidoptères).
Cormier
Le cormier, ou sorbier domestique (sorbus domestica) est une rosacée proche du pommier et du poirier.
Aussi grand que les plus grands poiriers, le cormier est un arbre à la silhouette remarquable, à la croissance lente, qui peut vivre très vieux et a un bois très dur autrefois recherché. PHOTOS
Concernant sa culture, Pierre Lieutaghi dit, dans Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux : « La croissance du Sorbier domestique est si lente que, malgré la grande valeur de son bois, on abandonne aux oiseaux la mission de le multiplier dans les forêts… au jardin ou en ornement, on se contentera de le greffer sur le Poirier, le Cognassier ou l’Aubépine. L’arbre sera moins durable, moins beau que s’il provenait du semis en place des pépins, mais il poussera plus vite et fructifiera bien plus tôt ».
La possibilité du greffage sur Cognassier, Poirier ou Aubépine reste, à mon avis, à préciser. J’avais essayé de greffer un poirier sur un cormier : la greffe a pris mais a dépéri après quelques années. Cela ne prouve rien (une espèce A peut se greffer sur une espèce B, sans que B puisse se greffer sur A) mais incite à la prudence.
La fructification lente, elle, est bien réelle. J’ai planté un Cormier il y a trente ans… qui pousse doucement mais n’a encore jamais fleuri !
Les cormes se récoltant au sol, cet arbre ne nécessite pas de taille, si ce n’est la suppression d’une fourche qui pourrait le fragiliser.
Les cormes ressemblent soit à de petites pommes, soit à de petites poires. Elles sont récoltées à l’automne au sol. Si le soleil ou le gel ne les ont pas encore fait blettir, elles peuvent être mises au grenier, sur des claies où elles termineront leur évolution.
Autrefois, les cormes servaient, après fermentation, à la préparation de boissons type poirées ou d’eaux de vie.
Il est également possible d’en faire des compotes ou confitures : enlever le pédoncule des cormes blettes (au moins partiellement), les mettre dans une bassine, recouvrir d’eau, laisser bouillir quelques minutes, mixer, ajouter du sucre, faire à nouveau bouillir quelques minutes et mettre en pot. Les pépins des cormes étant tout petits, ils passent inaperçu dans le produit fini.
300 gramme de sucre par kg de pulpe permet d’obtenir une compote (ou confiture peu sucrée) qui se conservera correctement plusieurs mois.
Les préparations à base de cormes ralentissent le transit intestinal plus encore que celles issues du coing ou de la nèfle.
Corymbe
Surtout employé pour le pommier et le poirier, parfois pour le cerisier, le prunier… : ensemble des fleurs (souvent 5) issus d’un bourgeon floral.
Pommier et poirier : lorsque la vigueur est suffisante une pousse peut se former au cœur du corymbe. On l’appelle « pousse de corymbe », pour la distinguer des pousses issues d’un bourgeon végétatif.
Dard
Pousse courte (quelques mm à quelques cm), ne portant que des bourgeons à bois. Sur le poirier et le prunier, parfois terminé par une pointe acérée.
Débourrer Débourrement
Un bourgeon végétatif, ou floral, débourre lorsqu’il s’ouvre au printemps pour laisser apparaître la jeune tige feuillée ou la fleur.
Termes issus de la viticulture puisque, sur un sarment, le bourgeon qui gonfle est entourée d’une « bourre » cotonneuse. Le bourgeon « débourre » lorsque la jeune pousse, en sortant de ce coton, devient visible.
Il serait possible de trouver une autre origine : lorsqu’on regarde un bourgeon (végétatif ou floral) à la loupe binoculaire, on voit les futures feuilles et fleurs entassées, « bourrées » dans le bourgeon. Lorsque le bourgeon s’ouvre, elles « débourrent ».
Duramen
Au centre du tronc ou des branches âgées, ensemble des vaisseaux de bois (ou xylème) non fonctionnels, de couleur foncée. Parfois appelé « bois de cœur ».
En périphérie, les vaisseaux fonctionnels constituent l’aubier.
Eclaircir Eclaircissage
Eclaircir, c’est enlever les fruits en surnombre, en une ou plusieurs fois entre la floraison et la récolte. Par suppression manuelle des fruits ou par secouage / frappage des branches. Les arboriculteurs peuvent parfois pulvériser des substances éclaircissantes ou employer des solutions mécaniques (brosses rotatives).
L’éclaircissage est surtout pratiqué en pêcher, abricotier et pommier, moins fréquemment sur prunier et poirier.
Ecorce
Partie extérieure du tronc, de la branche ou du rameau, constituée, de l’extérieur à l’intérieur du suber (ou liège), du liber (ou phloëme) et du cambium.
Elaguer
Supprimer, par la taille, des branches de fort diamètre (en les coupant à leur base ou en les raccourcissant).
Empatement
Base élargie d’un rameau ou d’une branche. En général, nombreux yeux latents sur les rides de l’empattement.
Entre-cœur
Ce beau nom désigne, en viticulture, l’anticipée. Au printemps, la suppression des entre-cœurs constitue l’une des tâches principales du viticulteur : elle permet de rendre l’accès au cep plus aisé pour les tâches ultérieures (récolte, taille en repos végétatif), de faciliter la pénétration de l’air et de la lumière et donc de limiter les maladies sur feuilles et sur grappes, et de rendre les traitements phytosanitaires plus efficients (meilleure pénétration dans le végétal).
Espèce
Ensemble des êtres vivants génétiquement proches, pouvant se reproduire et donner une descendance elle-même fertile.
Par exemple, le pêcher est une espèce qui appartient au genre Prunus et que l’on nomme en associant son nom de genre (Prunus, avec une majuscule) et son nom d’espèce (persica, en minuscule) : Prunus persica.
Fongique (maladie fongique)
Une maladie fongique est une maladie due à un champignon dont le mycélium envahit certains tissus.
Chez les arbres, les trois principaux types de maladies sont les maladies fongiques, bactériennes et virales.
Les insectes et acariens sont, eux, les principaux ravageurs.
Formes fruitières
Les formes fruitières peuvent se rapprocher d’un schéma prédéfini :
- Le plan (toujours palissée).
- L’axe (palissé ou non)
- Le gobelet
- Le buisson (ou touffe)
Ou être une forme libre, ce qui ne signifie pas « non taille ». L’arbre en forme libre est taillé « pour l’arbre » (corriger un déséquilibre, supprimer des branches aux insertions fragiles…) et « pour le tailleur » (faciliter la récolte, réguler la fructification…).
La vigne et le kiwi, de par la longueur et la souplesse de leurs pousses, autorisent une multiplicité de formes autres : treille, tonnelle, T-barre…
Franc
On désigne par « franc » un porte-greffe de la même espèce que l’espèce greffée et aux caractéristiques « sauvages », donc supposées vigoureuses.
Un pommier, par exemple, est greffé sur franc lorsqu’il est greffé sur un pommier sauvage (dont certains ont été sélectionnés pour leurs bonnes caractéristiques d’ensemble, comme le Bittenfelder), et non sur un porte-greffe qui conférera une vigueur moindre (Paradis Jaune de Metz, MM 106…).
Gobelet
Forme fruitière dont les charpentières et leurs principales divisions prennent la forme d’une coupe (plus que d’un gobelet !). Parfois en forme de « coupe à champagne » lorsque les branches sont très érigées, parfois presque comme une table lorsque les branches se rapprochent de l’horizontal.
Gourmand
Pousse vigoureuse, érigée, de bonne longueur (souvent 1 m ou plus), consécutive à la coupe d’une branche (le gourmand est inséré au niveau de la coupe, ou en dessous) – et donc « gourmand » de toute cette sève qui ne peut plus monter dans la branche !
Indigène
Un végétal est indigène dans un biotope lorsqu’il y a toujours été présent (plus exactement, qu’il y a co-évolué avec les autres espèces).
Le châtaignier et le merisier sont indigènes en France.
Il est naturalisé lorsque, après avoir été introduit, il s’implante durablement.
Le prunier sauvage (Prunus insititia) et le robinier faux acacia sont naturalisés en France.
Il est subspontané lorsqu’il se ressème dans l’environnement des vergers et des jardins, mais sans s’implanter durablement.
L’abricotier, le pêcher ou l’amandier sont subspontanés.
Induction florale
L’induction florale est le phénomène physiologique susceptible, en cours d’été, de faire évoluer un bourgeon végétatif en bourgeon floral. Il dépend de facteurs hormonaux et nutritionnels.
Le bourgeon végétatif est le choix par défaut de l’arbre : il faut un « plus », l’induction florale, pour que le bourgeon végétatif évolue en bourgeon floral.
Pour les fruits à pépins et à noyaux, l’induction florale a lieu, pour l’essentiel, entre début juin et fin août. La date de l’induction florale varie en fonction du milieu, des espèces et des variétés. Sur un même arbre, elle varie également en fonction de l’époque de formation du bourgeon et donc du type de rameau qui le porte : l’induction florale va être plus précoce sur des pousses courtes et plus tardive sur des pousses longues (dont la pousse se poursuit plus longtemps dans l’été).
Lambourde
Pommier et poirier : pousse courte (quelques mm à quelques cm) terminée par un bourgeon floral.
Liber (ou phloëme)
Vaisseaux situés dans l’écorce, entre le suber (ou liège) et le cambium et assurant le transport de la sève élaborée des feuilles aux autres organes (fruits, racines, tissus en formation…).
Comme le bois, le liber s’accroît chaque saison d’une cerne supplémentaire, mais il n’est pas possible de discerner et compter ces cernes.
Etymologie : livre. Soit l’apparence en feuillets de certains libers, soit le fait que l’écorce ait été utilisée comme support pour écrire.
Liège : voir Suber
Matière Organique
La matière organique est issue des organismes vivants. Le bois, les feuilles ou les fruits d’un arbre sont de la matière organique. Le compost est constitué de matière organique, de même que le fumier (paille + matière organique végétale qui a transité par le tube digestif d’un animal).
La matière organique du sol – mesurée dans les analyses de sol – est constituée de matière organique fraîche (feuilles, bois mort, végétaux et animaux morts) et de l’humus, plus stable, résultat de la décomposition de la matière organique fraîche par la vie microbienne du sol.
Le « squelette » de la matière organique est constitué de chaînes carbonées.
L’étymologie du terme « organique » est historique. La chimie organique était, au début, la chimie des substances formées par les organismes vivants (végétaux, animaux et bactériens) à l’aide d’une mystérieuse « force vitale » (Wikipedia).
Naturalisé
Un végétal est naturalisé lorsque, après avoir été introduit par l’homme dans un biotope, il s’y intègre durablement.
En France, le prunier sauvage (Prunus insititia) et le Robinier faux acacia sont naturalisés.
Il est indigène lorsqu’il a toujours été présent.
Il est subspontané lorsque il se ressème à proximité des jardins et des vergers, mais sans s’implanter durablement dans le biotope.
Nèflier
Je ne mentionne sur ce site que le néflier commun (Mespilus germanica), arbuste ou petit arbre de la famille des rosacées, proche du cognassier par sa fleur unique portée par une tigelle feuillée de quelques centimètres.
Le néflier du Japon, ou bibacier (Eriobotrya japonica) est un arbuste à feuilles persistantes, sensible au gel, qui fleurit à l’automne et fructifie en avril / mai et ne prospère que sur littoral méditerranéen.
Mais revenons au néflier commun. Il n’a de « germanica » que le nom puisqu’on peut le trouver à l’état spontané dans toute la France (rare dans le midi et en Corse).
Sa croissance à partir d’un semis serait lente, on préfère donc le greffer sur aubépine (d’après Pierre Lieutaghi, sur poirier, pommier et cognassier). La nèfle se consomme blette après les gelées.
Il est possible de la transformer en compote ou confiture au goût agréable qui peut rappeler la prune ou la datte. Pour cela, récolter les nèfles blettes sur l’arbre, ou par secouage. Les nèfles non encore blettes seront mises au grenier sur des claies où elles blettiront peu à peu. Mettre les nèfles blettes dans une marmite. Recouvrir d’eau. Laisser bouillir quelques minutes. La nèfle a 5 gros pépins (ils ressemblent plus à des noyaux !) qui doivent être enlevés. Pour cela, écraser avec un presse purée ou avec un batteur électrique. Passer au « mouli-julienne » pour éliminer les pépins (et autres parties dures). Ajouter du sucre, faire cuire à nouveau quelques minutes et mettre en pot.
Comme pour la corme, 300 g de sucre par kg de pulpe permet d’obtenir une confiture peu sucrée et de conservation moyenne (un an dans un endroit frais).
Et comme ceux issus de la corme et du coing, les produits à base de nèfle ralentissent le transit intestinal.
Nymphe
Stade de développement intermédiaire entre la larve et l’insecte oarfait.
La nymphe ne se nourrit pas (métamorphose des pièces buccales et du tube digestif).
La chrysalide est la nymphe des lépidoptères.
La pupe est la nymphe des diptères.
Selon les espèces, la nymphe peut être protégée par un cocon.
Parasite
Organisme (gui, cuscute, champignon…) se développant et se nourrissant aux dépens d’un autre être vivant, sans le tuer immédiatement. Le parasite est intimement lié à l’arbre parasité.
Ce terme est à proscrire quand il s’agit d’un insecte ravageur.
Pédoncule
« Queue » du fruit
Pétiole
« Queue » de la feuille
Phloëme voir Liber
Pincer Pincement
Un des rares termes d’arboriculture dont la définition fasse consensus, étonnamment d’ailleurs puisqu’il est contre-intuitif : pincer, en arboriculture, n’est pas « serrer fortement », mais bien couper.
Pincer est donc couper, en la prenant entre l’ongle du pouce et l’index, l’extrémité non lignifiée d’une jeune pousse (quelques cm). Le pincement se fait donc toujours en végétation, en pousse active. En supprimant le méristème apical, le pincement arrête la croissance en longueur du rameau concerné (souvent un gourmand) et reporte le flux de sève sur les autres rameaux situés à proximité.
Si le rameau pincé est bien alimenté, il y aura un départ anticipé de l’un des bourgeons situé sous la coupe.
Les pincements sont fréquemment mis en œuvre en vigne et kiwi : ils permettent de contrôler la végétation luxuriante de ces deux espèces, facilitant les interventions ultérieures (récolte, taille en repos végétatif) ainsi que la pénétration des produits phytosanitaires.
Plan (forme en plan ; plan fruitier)
Forme fruitière dans laquelle l’ensemble des charpentières et de leurs divisions sont situées dans un plan.
Le plan est toujours palissé.
C’est le cas fréquent en viticulture, avec des structures pérennes sur un, deux ou 3 niveaux.
En arboriculture, concerne surtout le pommier et le poirier, avec la palmette horizontale, la palmette à angles variables, la palmette « opportuniste »…
Pousse Pousser
Chaque saison, les arbres poussent. Au printemps, ils émettent de nouvelles pousses issues du débourrement des bourgeons végétatifs. Ces pousses vont arrêter leur croissance après quelques jours, quelques semaines ou quelques mois.
Elles mesurent quelques mm à 3 mètres (voir plus pour la vigne ou le kiwi).
- Quelques mm : bouquets de mai, pousse très courte non fleurie,
- Quelques cm : dard, lambourde,
- 15 à 20 cm : brindille,
- 20 à 80 cm : rameau,
- 1 m et plus : gourmand.
Elles sont le plus souvent linéaires (non ramifiées) mais peuvent parfois être garnies d’anticipées.
Les pousses peuvent être désignées de la base de l’arbre vers sa périphérie :
« 1 » s’entendant comme « première pousse » et « 6 » comme « sixième pousse ».
Sur un arbre âgé, on n’a pas d’autre alternative que de partir de la périphérie vers le centre de l’arbre :
« 1 » s’entendant comme « dernière pousse » , 2 comme « avant dernière pousse » …
La quasi totalité de la vie de l’arbre (pour sa partie aérienne) est située sur la dernière et l’avant dernière pousse : les feuilles, les bourgeons floraux, les fleurs et les fruits ainsi que la très grande majorité des bourgeons végétatifs. Savoir repérer et observer ces deux dernières pousses est primordial pour la compréhension de l’arbre.
Pousse de corymbe
Pommier et poirier : désigne la pousse (deux parfois) qui peut prendre naissance dans le corymbe.
Prédateur
Animal qui se nourrit aux dépens d’autres animaux appelés proies et qu’il tue par attaque directe au fur et à mesure de ses besoins. La coccinelle et ses larves sont des prédateurs qui attaquent et dévorent les pucerons (les pucerons, eux, sont des ravageurs).
Prunus
Le genre Prunus appartient à la famille des rosacées. Il est riche de plus de 200 espèces forestières, fruitières ou ornementales. Tous les prunus ont des fleurs à 5 pétales et 5 sépales (généralement blanches, parfois roses) et un noyau.
Voici les quelques espèces qu’il est utile de connaître :
Prunus armeniaca : Abricotier. Originaire de Chine, subspontané à proximité des jardins et vergers. L’abricotier peut être utilisé comme porte-greffe des variétés d’abricotier ou de pêcher.
Prunus persica : Pêcher. Comme l’abricotier, le pêcher est probablement originaire de Chine et subspontané. Cette espèce englobe la pêche elle-même (peau duveteuse, noyau libre), la pavie (peau duveteuse, noyau adhérent), la nectarine (peau lisse, noyau libre), le brugnon (peau lisse, noyau adhérent) et la pêche plate. Le pêcher est couramment utilisé comme porte-greffe des variétés de pêcher ou d’abricotier.
Prunus dulcis (ou amygdalus) : Amandier. Originaire d’Asie (Iran au Tadjikistan), subspontané. Malgré son nom de « dulcis » (doux), les amandiers sauvages produisent la plupart du temps des amandes amères. L’amandier n’est utilisé que comme porte-greffe des variétés d’amandier.
Les trois espèces suivantes font partie de ce que l’on nomme communément « cerisier » :
Prunus avium : Merisier. « avium », car recherché par les oiseaux. Indigène dans toute l’Europe de l’ouest. Arbre forestier (jusqu’à 20 m), au fût droit et au port pyramidal. Drageonne pas ou peu. Petits fruits (merises) rouges noirâtres, savoureux. Les cerises douces, ou bigarreau (qui constituent l’essentiel des cerises que nous consommons) sont issues d’une sélection plusieurs fois millénaires : les hommes ont semé les noyaux des merisiers qui produisaient les fruits les plus appétant. Plus récemment, ils les ont multipliés par greffage. Le fruit a considérablement changé, l’arbre aussi : moins vigoureux, avec une grande diversité de ports. Les cerises douces appartiennent donc aussi à l’espèce Prunus avium. Le merisier est utilisé comme porte-greffe des variétés de cerises douces ou de cerises acides.
Prunus cerasus : Cerisier acide, griottier (jus coloré), amarelle (jus clair). Son origine fait toujours débat. Subspontané à proximité des jardins et des vergers. Arbuste (ou petit arbre, jusqu’à 7 m). Rameaux fins et souples. Branches pendantes. Drageonne abondamment. La floraison a lieu après la feuillaison. Au débourrement, le bourgeon floral laisse apparaître des feuilles et des fleurs (que des fleurs chez les autres espèces de prunus mentionnées ici). Fruits acides, rouges foncés, de transformation et parfois de bouche. La cerise de Montmorency est la plus connue des cerises acides (c’est une amarelle, au jus clair). Le cerisier acide peut être utilisé comme porte-greffe des variétés de cerise acide ou des variétés de cerises douces. Mais il confère une vigueur bien inférieure à celle obtenue par greffage sur merisier. Par ailleurs, le drageonnement souvent important du cerisier acide est un inconvénient majeur.
Prunus mahaleb : Bois de Sainte Lucie (souvent appelé « Sainte Lucie« ). Indigène dans toute l’Europe de l’ouest. Arbuste (ou petit arbre, jusqu’à 10 m), poussant sur les sols pauvres, calcaires le plus souvent, les côteaux, les bois clairs. Rameaux étalés. Feuilles petites, arrondies, souvent presque rondes. Fleurs en grappes de 4 à 12. Fruits petits, noirâtres, presque totalement occupés par le noyau, recherchés par les oiseaux mais sans intérêt pour l’homme. Sainte Lucie est intéressant comme porte-greffe des variétés de cerise (douces ou acides) dans les terrains pauvres et calcaires où il se comporte bien. Il confère une vigueur inférieure à celle obtenue par greffage sur merisier.
Les cinq espèces suivantes font partie de ce que l’on nomme communément « prunier ».
Les hybrides naturels entre les 4 premières espèces sont fréquents et source de confusion.
Prunus spinosa : Prunellier. Indigène dans toute l’Europe de l’ouest. Arbrisseau (2 m). Très épineux. Ramification à « angle droit ». Drageonne fortement (on ne voit jamais UN prunellier, mais toujours un taillis de prunellier). Une seule fleur par bourgeon floral. Fruit (prunelle) rond, petit, noirâtre recouvert d’une pruine bleuâtre, très astringent. Sans intérêt comme porte-greffe.
Prunus insititia : Prunier sauvage. Probablement originaire d’Asie, naturalisé dans toute l’Europe. Ressemble au prunellier, mais plus grand (petit arbre). Epineux (moins que le prunellier). Drageonne beaucoup ; en taillis. 2 à 3 fleurs par bourgeon floral (une seule pour le prunellier). Fruits plus grands que la prunelle ; bleus, noirs ou pourpres, comestibles mais âpres. La fructification est souvent faible. De nombreuses variétés cultivées en dériveraient (Mirabelle, Reine-Claude, prunier de Saint-Julien, prune de Damas…). Son fort drageonnement et sa vigueur hétérogène en font un piètre porte-greffe du prunier comme de l’abricotier.
Prunus cerasifera : Myrobolan. « cerasifera », car le fruit ressemble à une cerise. Originaire d’Asie. Subspontané (peu fréquent). Arbre (5 à 8 m). Epineux (moins que le prunelier). Drageonne peu. Rarement plus d’une fleur par bouton floral (2 à 3 pour P. insititia). Fleurs assez longuement pédonculées. Fruits rond, de la taille d’une mirabelle (2 à 3 cm), jaunes, rouge clair ou rouge foncé, savoureux, appréciés en confiture. Production abondante. Sa bonne vigueur et son drageonnement modéré en font un bon porte-greffe du prunier et de l’abricotier. Mais, de nos jours peu cultivé en tant qu’arbre fruitier, le myrobolan est peu présent dans l’environnement du jardinier (en pépinières, de nombreuses sélections de myrobolan sont cultivées et greffées en prunier ou en abricotier).
Il existe un variant (P. cerasifera var. pissardi) aux feuilles rouges et aux fleurs rosées, largement planté comme ornemental et souvent appelé « Prunus ».
Prunus domestica : Prunier des jardins, prune européenne. Bien que la majorité des variétés de prunes cultivées dites « européennes » soient issues du prunier sauvage (ou de ses hybrides), une espèce « P. domestica » les regroupe dans la nomenclature.
Les principales variétés sont : Mirabelle, Reine-claude verte (ou dorée, ou « vraie »), Quetsche, prune d’Ente, Stanley, Président, Reine Claude d’Oullins, Reine Claude d’Althan… De forme parfois arrondie (Reine-Claude), mais plus souvent oblongue ; noyaux généralement libre ; peu juteuses (conviennent bien pour les tartes ou confitures).
Pour aller plus loin : la prune d’Ente tient son nom du verbe « enter » qui, en vieux français, signifie « greffer ». La prune d’Ente était donc multipliée par greffage, contrairement aux autres variétés qui devaient être multipliées essentiellement par replantation de drageons.
Prunus salicina : Prunier du Japon. Originaire d’Asie. Les fruits sont plus gros que ces des espèces européennes et à noyau adhérent et de forme arrondie. Ils sont juteux, ce qui les destine préférentiellement au marché de bouche.
Le prunier du Japon, par croisement avec des pruniers américains, a donné les variétés dites « américano-japonaises ». Les plus connues (P. salicina ou hybrides) sont Golden Japan, à épiderme jaune, Blackamber, Friar et Angelino, à épiderme noir ou violacé.
Puits d’énergie : voir « sources d’énergie »
Pupe
Nymphe des diptères (les mouches sont des diptères)
La chrysalide, elle, est la nymphe des lépidoptères (papillons)
Rabattre Rabattage
Taille sévère d’une branche coupée près de sa base.
Rabattre sur empattement signifie couper juste au-dessus des rides qui forment l’empattement.
Rameau
« Rameau » a deux sens, que le contexte permet de différencier :
1 Pousse de longueur moyenne (20 à 80 cm, parfois plus), plus longue que la brindille et plus courte que le gourmand.
2 Petite branche (elle est facile à couper au sécateur), constituée de plusieurs pousses (si on la coupe, on voit plusieurs cernes de croissance), ramifiée ou non ramifiée.
Ravageur
Désigne en général des insectes ou acariens nuisibles provoquant brusquement des dégâts importants. Quelques exemples : pucerons, mineuses du feuillage, chenilles défoliatrices, acariens phytophages…
Recépage
Coupe des charpentières près du tronc pour reformer entièrement l’arbre. Le recépage aboutit à une cépée. Le terme, comme la pratique, sont peu utilisés en arboriculture.
Rosacées
Les rosacées sont une famille comportant un très grand nombre de genres et d’espèces, annuelles vivaces ou arbustives.
En font partie : le cerisier, amandier, prunier, pêcher et abricotier ; le cognassier, poirier et pommier mais aussi le néflier et le sorbier domestique (cormier). Et en petits fruits, la fraise, la framboise et la mûre.
Sarment
Vigne : pousse de l’année portant les feuilles, les vrilles et les fleurs. Peut atteindre plusieurs mètres.
Sépales
Chez les rosacées, les sépales sont les pièces florales les plus extérieures, protégeant les pétales, les étamines et l’ovaire.
Sources d’énergie, et puits d’énergie
Dans la feuille, la photosynthèse produit, à partir des photons du rayonnement solaire et du gaz carbonique de l’air, des molécules carbonées (on les appelle également des molécules organiques) de petites taille et riches en énergie, les glucides. On désigne donc, de manière imagée, les feuilles comme des sources d’énergie.
Ces glucides vont s’assembler pour former la cellulose et la lignine du bois (tronc, branches et racines), ainsi que les constituants des fruits. Le bois et les fruits sont donc des puits d’énergie. En pratique, ce terme de puits d’énergie est essentiellement employé pour les fruits.
Une taille et un éclaircissage adaptés recherchent le bon équilibre entre les sources d’énergie (les feuilles) et les puits d’énergie (en pratique les fruits, qui sont les puits d’énergie sur lesquels on a le plus de capacité d’action) : beaucoup de fruits, mais pas trop quand même, pour qu’il y ait assez d’énergie pour qu’ils soient sucrés et de bon calibre, et pour qu’il reste de l’énergie pour préparer les bourgeons à fleur de la saison suivante, et permettre aux racines de croître.
Les variétés fruitières ont été sélectionnées au fil des siècles pour produire des fruits nombreux, gros (et sucrés). De gros puits d’énergie pour une source d’énergie inchangée : attention aux déséquilibres !
Spores
Organe de reproduction des champignons.
Les spores peuvent être sexuées ou non sexuées.
Stipule
Foliole située à la base du pétiole d’une feuille. Généralement, deux stipules de part et d’autre du pétiole.
Stipulaire
Qui prend naissance à la base d’une stipule (épine stipulaire).
Les yeux stipulaires sont les yeux situés de part et d’autre de l’œil principal. Latents, ils démarrent si la pousse issue de l’œil est coupée.
Suber
Le suber, ou liège, est la partie la plus extérieure de l’écorce. Il protège le tronc et les branches de la déshydratation et des bio-agresseurs. Il est généré par un méristème, le phellogène.
Subspontané
Un végétal est subspontané lorsqu’il se reproduit par semis à proximité des lieux dans lesquels il a été introduit par l’homme, mais sans s’implanter durablement.
L’abricotier, le pêcher ou l’amandier sont subspontanés à proximité des jardins et des vergers.
Il est naturalisé lorsque, après avoir été introduit par l’homme, il s’installe durablement dans l’environnement.
Le prunier sauvage et le robinier faux acacia sont naturalisés en France.
Il est indigène lorsqu’il a toujours été présent en un lieu donné (ou plus exactement, qu’il y a co-évolué avec les autres espèces).
Le châtaignier et le merisier sont indigènes en France.
Taille, tailler
Tailler, c’est couper du végétal. Le plus souvent des parties aériennes, parfois des racines. Avec l’ongle (c’est un pincement), un sécateur, une scie ou une tronçonneuse. Avec un outil de type sous-soleuse pour la taille racinaire.
Taille d’entretien
La taille d’entretien poursuit, toute la vie de l’arbre, la taille de formation effectuée dans ses premières années.
Taille de formation
Taille effectuée dans les premières années de l’arbre pour lui donner une forme fruitière.
Taille de fructification
En raccourcissant ou en supprimant des brindilles ou des rameaux, la taille de fructification diminue le nombre de bourgeons à fleur – et donc le nombre de fleurs puis de fruits au cours de la saison suivante.
Taille en repos végétatif
Taille effectuée de la chute des feuilles au gonflement du bourgeon.
Taille en sec
Synonyme de taille en repos végétatif.
Taille en topiaire
La taille en topiaire (ou art topiaire) consiste à « sculpter » des arbres ou arbustes d’ornement pour leur donner des formes géométriques ou variées (personnages, animaux…).
Taille en végétation
Taille effectuée du débourrement à la chute des feuilles.
Taille en vert
Synonyme de taille en végétation.
Tire-sève
Le tire-sève est un rameau qui va être conservé pour « tirer » la sève, pour l’appeler, dans une zone déterminée de l’arbre.
Le tire-sève peut être un rameau conservé en position verticale sur une charpentière et qui de par sa position érigée va croître vigoureusement. Puis il sera coupé : le robinet étant fermé, la sève va se reporter sur les structures conservées, le plus souvent des rameaux fruitiers qui seront ainsi mieux alimentés.
Le tire-sève peut également être une pousse conservée sous une greffe : il va permettre au plant de faire du feuillage, de la photosynthèse, en attendant que la greffe ne se développe. Il limitera donc la diminution de vigueur consécutive au greffage.
Verticille
Ensemble de pousses démarrant au même niveau, sous la pousse terminale. Le cerisier et le châtaignier présentent des verticilles particulièrement marqués.
Schémas
Xylème (ou bois)
Dans le tronc ou la branche, ensemble des vaisseaux conducteurs de sève brute montant des racines au feuillage.
Le xylème est généré par le cambium.
Les vaisseaux de début de saison sont plus gros que ceux de fin de saison, d’où l’aspect des cernes annuelles permettant de déterminer l’âge d’un arbre (ou d’une branche).
Sur la coupe d’une branche âgée, on distingue l’aubier de couleur claire, à l’extérieur, constitué des vaisseaux fonctionnels et le duramen, au centre, de couleur plus foncée, constitué des vaisseaux n’étant plus fonctionnels.
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